Les grands noms de l'histoire des chemins de fer

Richard Trevithick TREVITHICK (Richard)
Né en Cornouailles, en 1771, il se passionna pour la mécanique. A 26 ans il était ingénieur aux houillères de Cornouailles. Esprit curieux et inventif, il essaya d’améliorer les pompes à feu en utilisant de la vapeur à haute pression. Dès 1800, il fit une tentative d’un engin à vapeur capable de rouler. En 1804, il mis à feu une machine à vapeur sur rail, capable de tracter 70 voyageurs à la vitesse de 8 km/h. Les roues motrices étaient entrainées par une série d’engrenages. En 1808, il construisit une autre locomotive qu’il essaya sur un chemin de fer manège enfermé derrière une palissade : la locomotive «m’attrape qui peut». Mais elle dérailla après quelques semaines et ruiné, il s’expatria en Amérique du Sud. Il ne revint en Grande Bretagne que pour y mourir dans une grande pauvreté.
George et Robert Stephenson STEPHENSON (George et Robert)
1781 - 1848 et 1803 - 1859
Né, en Angleterre, dans une famille pauvre (son père était chauffeur de la vieille pompe à feu de la houillère de Wylam) et esprit curieux, George eut très tôt la passion de la mécanique. Enfant, il fut garde barrière du train en bois de Wylam puis, à 17 ans engagé comme mécanicien de la pompe à feu du nouveau puit de Water-Row. Il en comprit rapidement le fonctionnement. Vers 1808, il améliora les machines à vapeur des filatures de Montrose et commença à concevoir ses premières locomotives, les locomotives Killingworth.
Il fonde avec son fils Robert, en 1823, la première usine du monde de construction de locomotives. Ils gagnent le concours de Rainhill avec la fameuse «Rocket» qui avait une chaudière tubulaire à 25 tubes de fumée. De la fabrique de Robert Stephenson, sortirent bien d’autres innovations comme la «Planet», la «Patentee» et la «Long boiler».
Marc Seguin

 

 

SEGUIN (Marc) 1786 - 1875
Né à Annonay en 1786, neveu de Joseph de Mongolfier, il est l’inventeur des ponts suspendus (Tournon 1825) et des chaudières tubulaires des premières locomotives à vapeur françaises (1829), au même moment que les Stephenson (l’air chaud provenant de la combustion passe dans une série de tubes plongés dans l’eau de la chaudière).

William Barber Buddicom

 

 

BUDDICOM (William, Barber) 1816 - 1887
Ingénieur anglais qui fut recruté par la compagnie Paris-Rouen, il fonda des ateliers de construction à Sotteville près de Rouen et mit au point la machine qui porte son nom. 40 de ces machines furent construites pour l’ouverture de la ligne Paris-Rouen en 1843.

Thomas Russel Crampton

 

 

CRAMPTON (Thomas, Russel) 1816 - 1888
Cet ingénieur anglais déposa le brevet d’un système de locomotive à grande vitesse en 1843. Le système de la locomotive Crampton, caractérisé par le report de l’essieu moteur à l’arrière du foyer, eut beaucoup de succès en France. Crampton fut décoré en 1855 par Napoléon III.

Nicolas Koechlin

 

 

KOECHLIN (Nicolas) 1781 - 1852
Député du Haut-Rhin et homme politique régional, il voulut être le premier alsacien à construire un chemin de fer. En mars 1838, il obtint la concession de la première ligne alsacienne : la ligne Mulhouse-Thann.

André Koechlin

 

 

KOECHLIN (André) 1789 - 1875
Il crée en 1826, à Mulhouse, la société de constructions mécaniques André Koechlin et Compagnie (A.K.C.). Cette usine dont la fonderie pouvait couler 5 tonnes d’acier produisait des machines textiles, des turbines, des chaudières et des locomotives. Des ateliers de cette usine sortirent la «Napoléon», locomotive de la ligne Mulhouse-Thann puis 20 des 28 locomotives de la ligne Strasbourg-Bâle.

Jules Michelin

 

 

MICHELIN (Jules) 1817 - 1870
puis (André) 1853-1931 et (Edouard) 1859-1940
Cet industriel français entrevit dès 1833 l’intérêt du caoutchouc manufacturé et pensa à garnir d’un bandage de latex les roues des voitures légères. Ses fils André et Edouard lièrent le nom de Michelin à l’application du pneumatique à l’automobile. Ils donnèrent aussi leur nom à la «Micheline», voiture de chemin de fer automotrice montée sur pneumatiques et servant au transport populaire.

George Mortimer Pullman

 

 

PULLMAN (George Mortimer) 1831 - 1897
Industriel américain qui imagina en 1863 une voiture de chemin de fer, possédant à la partie supérieure des lits dépliables pour la nuit. En 1865, il inventa un système de sièges extensibles formant des lits à la partie inférieure de la même voiture.

Nagelsmacker Georges

 

 

NAGELMACKERS (Georges) 1845 - 1905
Homme d’affaire belge qui, après un voyage en Amérique, fonda en 1876, à Bruxelles, la compagnie internationale des wagons lits et grands express européens. En 1880 il inaugura le premier service de wagon-restaurant.

Anatole Mallet

 

 

MALLET (Anatole) 1837 - 1919
Né en Suisse, il a passé sa vie active en France. Il fut un grand historien de la machine à vapeur. Il appliqua à la locomotive, le compoundage à 2 cylindres ou double expansion : la vapeur subit une première détente dans des cylindres à haute pression puis une deuxième dans des cylindres à basse pression.

  Du BOUSQUET (Jean Gaston) 1839 - 1910
Entré à la compagnie du Nord comme dessinateur, il gravit tous les échelons jusqu’au grade d’ingénieur en chef et développa le compoundage en collaboration avec de Glehn.
Alfred De Glehn

 

 

De GLEHN (Alfred) 1848 - 1936
Né en Angleterre, il fut engagé chez A. Koechlin à Mulhouse comme dessinateur. Il devint chef du bureau des études des locomotives en 1875, puis directeur. On lui doit le système de compoundage à 4 cylindres décroisés.

André Chapelon

 

 

CHAPELON (André) 1892 - 1978
Sous un aspect bourru, se cachait un homme d’une très grande compétence scientifique et technique qui lui permettait un pouvoir créatif important. Il écrivit plus de 50 ouvrages qui firent de lui un véritable philosophe des sciences. Il porta les performances des locomotives à vapeur à un niveau inégalé. Il mis au point l’échappement Kyl-chap qui permettait de mélanger gaz et vapeur dans la cheminée et une répartition uniforme du tirage sur les tubes de la chaudière ; breveté en 1926, il le rendit célèbre dans le monde entier.

Marc De Caso

 

 

De CASO (Marc) 1892 - 1985
Ce méridional enthousiaste et combatif a beaucoup travaillé avec André Chapelon au renouvellement des locomotives à vapeur de 1920 à 1955. Il a animé un groupe de recherche et conçu de nouvelles locomotives à fiabilité accrue et puissance élevée mais certains de ses engins ne virent pas le jour car après la guerre l’effort se tourna vers l’électrification en abandonnant les engins à vapeur.

Louis Armand

 

 

ARMAND (Louis) 1905 - 1972
Ingénieur polytechnicien, il met au point le Traitement Intégral Armand (TIA), qui permet d’éliminer toute incrustation de sels minéraux dans les chaudières en mélangeant à l’eau un produit nommé APP. Cette élimination du tartre fut essentielle pour l’exploitation de la locomotive à vapeur. Après 1945, il a beaucoup oeuvré pour un procédé d’électrification légère et efficace par courant alternatif monophasé 50 hz.

Rudolf Diesel

 

 

DIESEL (Rudolf) 1858 - 1913
Il met au point en 1897, un moteur thermique à 4 temps, utilisant les distillats de la houille, du pétrole, des huiles végétales et même la benzine. C’est le moteur diesel. En 1930 la compagnie PLM décide d’expérimenter des locomotives diesel.

Louis Renault

 

 

RENAULT (Louis) 1877-1944
L’un des pionniers de l’industrie automobile, il en fut le plus grand producteur en France. Esprit inventif, il laissa plus de 500 brevets dans des domaines très divers : l’aviation, l’armée (le tank Renault), la marine, l’automobile et le train. La branche ferroviaire produisit plusieurs séries d’autorails de 1922 à 1963. Les premiers autorails avaient un moteur à essence puis à partir de 1936 les autorails, à caisse réversible, furent équipés d’un moteur diesel.

Ettore Bugatti

 

 

BUGATTI (Ettore) 1881 - 1947
Le célèbre constructeur automobile, à la suite de la crise de 1929, avait des difficultés à vendre ses modèles automobiles. Il a donc proposé un modèle d’automotrice tracté par quatre de ses fameux moteurs à essence Royale et capable de rouler à 150km/h. L’autorail présidentiel a été inauguré par le président de la République Albert Lebrun, sur le parcours Paris - Chartres, à 114 km/h de moyenne.