BR 232 001-8 DB

Le modèle réduit

 

Echelle : HO (1/87ème)
Marque : Rivarossi

Appelée également V 30 

 

Le matériel réel

 

Pays : Allemagne
Compagnie : Deutsche Bundesbahn

Conçues en Union soviétique, les CC série 132 de la DR (aujourd'hui 232 DB) font partie d'un vaste Programme de modernisation de la traction diesel commandé par la DR en RDA. Machines robustes, les CC 232 ont été intégrées en grand nombre au parc de la DB nouvelle, après avoir subi quelques améliorations techniques.

Des commandes à l'Union soviétique

La politique de la République démocratique allemande ne permet que des commandes de matériels auprès des «pays frères» et c'est tout naturellement que la DR donne du travail à l'industrie soviétique. Les carnets de commandes vont concerner un total de 1245 locomotives de types différents, parmi lesquels se trouve cette CC réalisée dans les ateliers de Worochilovgrad. Cette importation s'étalera sur 16 années, au cours desquelles la DR se séparera d'un très grand nombre de locomotives à vapeur, la traction électrique en RDA étant encore peu répandue au début des années 970. C'est la Série 131, une version capable de circuler à 140 km/h, qui va servir de base aux CC 232. Elles ne peuvent circuler qu'à 120 km/h et sont équipées des installations de chauffage des rames voyageurs, ce dont ne disposent pas les CC 131, une série analogue, utilisées en service marchandises. C'est deux ans après l'arrivée des 131 que les premières unités sont livrées. En tout, l'usine russe va livrer une imposante cavalerie de 709 machines.

De la DR à la DB

Jusqu'à la réunification de l'Allemagne, en octobre 1989, la série 132 de la DR va être la série de base du trafic voyageurs sur les grandes lignes non électrifiées. Mais le nombre de machines affectées aux différents dépôts permet de les affecter aussi à la traction de trains de marchandises, à une époque où ceux-ci sont très florissants en RDA. La réunification, puis la fusion des deux entreprises ferroviaires DR à l'est et DB à l'ouest, en une nouvelle DB occasionne une réorganisation complète des parcs de traction. Les 132 deviennent des 232 et les machines dont la réparation s'avère lourde à financer sont éliminées avec d'autres séries qui ne trouvent pas grâce auprès des responsables de la nouvelle DB, comme les CC 118 OU 120. La série 232 paye un lourd tribut et perd plus d'une centaine de machines, cette réforme étant justifiée il est vrai par une réduction importante des services tant sur le plan voyageurs que marchandises dans les nouveaux Länder de l'Est. Pourtant, leur champ d'action se développe et les 232 se voient confier la traction de trains Intercity et de nombreux Interregio, la version interrégionale de ces trains. La série connaît un second rajeunissement avec un nouvel habillage aux nouvelles couleurs de la DB actuelle mais surtout une remotorisation leur permettant de circuler à 140 km/h sous le numéro de série 234. Elles rendent encore de nombreux services et ont quelques belles années devant elles sur le réseau non électrifié.

Une fusion néfaste au matériel DR

Le moins que l'on puisse dire, c'est que la fusion DR-DB aura été plus que néfaste aux matériels originaires de l'exRDA. Construits dans des pays (URSS, Tchécoslovaquie, etc.) où les standards de qualité étaient bien loin de valoir ceux des pays de l'Ouest, les locomotives, voitures et wagons DR n'ont, qu'en tiès faible quantité, trouvé grâce auprès des selvices concernés de la nouvelle DB. Divers engins moteurs et wagons ont pu être revendus à l'exportation ou pour le compte de compagnies privées ou industrielles mais le plus grand nombre a fini sous le chalumeau du ferrailleur

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