BB 346 SNCF

Le modèle réduit

 

Echelle : HO (1/87ème)
Marque : Roco
Réf : 43474

Epoque III/IV

Extrait catalogue

Notice

 

Le matériel réel

 

Pays : France
Compagnie : SNCF

Caractéristiques techniques

Type: BB
Courant traction: 1500 V continu 
Moteurs: 4 x 310 kW
Puissance: 1240 kW
Transmission: unilatérale
Masse: 80 t
Longueur: 12,93 m
Vitesse (1» série): 90 km/h
Vitesse (2e série): 105 km/h

Les 55 machines du type BB 300 forment deux séries différentes, les 301/324 construites en 1938 et les 325/355 construites en 1946, et elles sont toujours en activité, représentant les dernières survivantes des anciennes familles de locomotives de conception PO-Midi qui ont dicté, en France, les principes fondamentaux de la locomotive électrique type BB, championne de l'adhérence totale.

La BB, symbole d'un retard ?

La locomotive électrique de type BB est la seule locomotive à adhérence totale de l'avant-guerre, et elle est très répandue sur le réseaux français dès les années 1920 (Midi, PO et, enfin, État). Elle assure des services marchandises ou mixtes jusqu'à des vitesses voisines ou légèrement supérieures à 100 km/h sans problème de stabilité. Dans les faits, ces BB constituent un véritable laboratoire d'observation, tout comme les fourgons automoteurs suisses circulant à plus de 120 km/h. Peu à peu, la remise en question du bogie directeur apparaît comme possible en Europe.
Une enquête du Congrès international des Chemins de fer montre que, en 1949, sur 843 locomotives de vitesse circulant en France, Italie, Allemagne (de l'Ouest), Autriche, Suisse, Suède, Pays-Bas, Belgique et Hongrie, 50 % sont encore à bogie directeur. Les pays de la locomotive à adhérence totale sont l'Italie, avec 153 BB et 117 BBB, et la Suisse, avec 54 BB. La Suisse a pu étudier pendant la guerre de nouvelles locomotives, ce qui permet au réseau BLS de mettre en service, en 1944, les remarquables locomotives type BB (à adhérence totale, donc) du type Ae 4/4 pesant seulement 80 tonnes et développant 3250 kW. Prévue pour rouler à 125 km/h, cette locomotive roule à des vitesses supérieures durant les essais et prouve que l'absence de bogies directeurs ne diminue nullement sa stabilité.

Les «bonnes à tout faire»

Ces locomotives BB 300 sont véritablement des «bonnes à tout faire» ferroviaires: dérivant de la conception Midi de 1922, elles sont des locomotives mixtes de puissance modérée et leur vitesse maximale de 90 ou de 105 km/h les autorise à effectuer la traction de trains omnibus dans les meilleurs cas, mais surtout de trains de marchandises de 200 à 300 t à 50/60 km/h dans le cas le plus courant. On les trouve partout: manoeuvres en gare, triage, service sur des lignes secondaires ou d'embranchement, service marchandises sur des lignes principales.

La BB, locomotive à adhérence totale

En 1949, la France fait partie des pays qui ne disposent pas de locomotives électriques de vitesse à adhérence totale, c'est-à-dire sans bogies porteurs et directeurs. Restée fidèle à la locomotive à adhérence partielle de type 202 dont elle possède 107 exemplaires datant de 1926 pour les plus anciennes, la France accuse un retard avec ce parc de locomotives électriques de vitesse très lourdes roulant à 120 ou à 130 km/h, et dont les 130 tonnes sont dures pour les voies, tout en ne laissant que 80 tonnes de poids adhérent pour les essieux moteurs.
Cette conception ancienne a été préconisée pour deux grandes raisons à l'époque: d'une part, une inspiration «vapeur» pour le guidage des machines et leur inscription en courbe et, d'autre part, une obligation de respecter un poids par essieu limite imposé par les voies et les ouvrages d'art, obligation qui implique la multiplication des essieux. Toutefois, les ingénieurs admettent que, pour des locomotives peu rapides (moins de 100 km/h) et légères (moins de 80 t) pour trains de marchandises ou omnibus, le bogie directeur ne s'impose pas, la locomotive étant déjà sur deux bogies par elle-même, reprenant la formule type motrice de tramway.

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